Dans le cadre d’une stratégie consistant à exploiter le potentiel du Bois des Pins comme lieu d’éducation à l’environnement et au développement durable afin d’accompagner de la meilleure façon le processus d’ouverture du parc au public, et dans la perspective du renforcement et de la pérennisation des actions mises en œuvre dans ce domaine depuis 2001 avec l’appui de la Région Ile-de-France et de différentes structures françaises spécialisées (Centre de formation agricole et horticole de Saint Germain en Laye, association Française des Jardins d’Aujourd’hui, association SaluTerre, association des Amis du Bois des Pins, Terroirs de Demain) – actions dont T.E.R.R.E. Liban a pu bénéficier –, la Municipalité de Beyrouth et la Région Ile-de-France ont décidé en 2004 de compléter les aménagements effectués à l’intérieur du Bois des Pins en dotant ce dernier d’une infrastructure ambitieuse, la « Maison Verte », permettant d’accueillir et d’élargir les activités d’éducation à l’environnement dans le parc ;
La préservation de la biodiversité n’est pas seulement nécessaire en milieu forestier, mais elle peut être pratiquée en milieu urbain. C’est exactement ce que fait l’association TERRE-Liban dans la forêt de Baabda et le Bois des pins, un projet qui a été exposé par le président de l’association, Paul Abi Rached, au cours de la seconde conférence du cycle de la semaine scientifique. M. Abi Rached révèle que « ces deux sites constituent les uniques alvéoles dans le cadre du Grand Beyrouth, en raison de l’invasion de l’urbanisme qui ravage les espaces verts ». Or, selon lui, les sites « se caractérisent par leur richesse en biodiversité, d’où la nécessité de leur protection ».