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La forêt de Baabda et le Bois des pins, deux havres au milieu du béton Convertir en PDF Version imprimable Suggérer par mail
La préservation de la biodiversité n’est pas seulement nécessaire en milieu forestier, mais elle peut être pratiquée en milieu urbain. C’est exactement ce que fait l’association TERRE-Liban dans la forêt de Baabda et le Bois des pins, un projet qui a été exposé par le président de l’association, Paul Abi Rached, au cours de la seconde conférence du cycle de la semaine scientifique. M. Abi Rached révèle que « ces deux sites constituent les uniques alvéoles dans le cadre du Grand Beyrouth, en raison de l’invasion de l’urbanisme qui ravage les espaces verts ». Or, selon lui, les sites « se caractérisent par leur richesse en biodiversité, d’où la nécessité de leur protection ».

 
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M. Abi Rached rappelle d’emblée que la forêt de Baabda est une propriété privée du couvent Saint-Antoine des pères antonins de Baabda, mais qu’elle est menacée par le passage de l’autoroute arabe. L’association revendique depuis des années une modification du tracé de cette artère principale qu’est l’autoroute arabe afin d’éviter qu’elle ne nuise à l’intégrité de cet espace vert vital.
Un espace vert qui, justement, se distingue par une biodiversité remarquable, que ce soit aux plans de la faune ou de la flore. Parmi la faune observée par les écologistes dans la forêt, il y a les tortues terrestres, les hérissons, les chacals, les renards, les musaraignes, les mulots, diverses espèces de chauves-souris, les agames (espèce de lézards), les caméléons, ainsi que les multiples espèces d’insectes et coquillages terrestres. Quelque 183 espèces d’oiseaux y ont été repérés, soit la moitié des espèces vivant ou passant par le Liban. Le coucou y réside notamment, un oiseau très important pour la lutte contre la chenille processionnaire qui fait des ravages au niveau des pins au Liban. L’observation des oiseaux est une activité qui peut être pratiquée sans difficulté dans cette forêt : M. Abi Rached révèle qu’en une heure de temps en septembre 2004, 3 350 buses, éperviers et aigles ont été repérés, alors que 1 330 circaètes jean-le-blanc (également un oiseau rapace) ont été vus en mars de la même année.
La flore de la forêt de Baabda n’est pas en reste, avec de multiples espèces caractéristiques de la côte et de la montagne. Pins d’Alep, chênes, pistachiers, caroubiers, arbousiers, azeroliers, aliboufiers, érables, une vingtaine d’espèces d’arbres et d’arbustes se côtoient et cohabitent avec un grand nombre de fleurs sauvages et de plantes médicinales.
L’écologiste passe ensuite au Bois des pins, qui a connu une histoire bien différente puisqu’il s’agit d’un parc réaménagé à partir de 1995 grâce à une coopération entre la municipalité de Beyrouth et la Région Île-de-France. Le réaménagement a obéi à une autre conception de cet espace vert qui était uniquement planté de pins depuis l’époque de l’émir Fakhreddine, pour être ensuite déboisé progressivement puis détruit durant la guerre. Aujourd’hui, plusieurs espèces y ont été introduites et le bois connaît une grande biodiversité. On y trouve divers genres d’arbres forestiers comme les pistachiers, les chênes, les arbousiers et les caroubiers. Plusieurs espèces d’arbres fruitiers (figuiers, néfliers, grenadiers, oliviers, mûriers et bigaradiers) et ornementaux (palmiers, parkinsonias, thévétias, flamboyants, jacarandas, frangipaniers, lauriers, nims, arbres de Judée...) étalent leurs atours. Des arbustes et des plantes peuvent également y être admirés aujourd’hui. « Cette biodiversité attire les oiseaux qui trouvent dans ce parc un refuge », insiste M. Abi Rached.
Quant à l’action de TERRE-Liban, elle consiste, selon le président de l’association, à répandre l’éducation de l’environnement. Cette sensibilisation se fait à travers l’organisation de visites de découverte dans la forêt de Baabda et par la création d’une « maison verte » dans le Bois des pins, inaugurée en novembre 2006 par Jean-Paul Huchon, président de la Région Île-de-France, et Abdel Menhem Ariss, président du conseil municipal de Beyrouth.

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Revue de presse Maison Verte

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La préservation de la biodiversité n’est pas seulement nécessaire en milieu forestier, mais elle peut être pratiquée en milieu urbain. C’est exactement ce que fait l’association TERRE-Liban dans la forêt de Baabda et le Bois des pins, un projet qui a été exposé par le président de l’association, Paul Abi Rached, au cours de la seconde conférence du cycle de la semaine scientifique. M. Abi Rached révèle que « ces deux sites constituent les uniques alvéoles dans le cadre du Grand Beyrouth, en raison de l’invasion de l’urbanisme qui ravage les espaces verts ». Or, selon lui, les sites « se caractérisent par leur richesse en biodiversité, d’où la nécessité de leur protection ».

 
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