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Le littoral de Beyrouth en danger (ONG APSAD) Convertir en PDF Version imprimable Suggérer par mail

Les travaux exécutés actuellement sur le bord de mer à Ras Beyrouth dénommé  « Jal el Bahr »
menacent de défigurer à tout jamais la façade maritime de la Capitale. La décision du Ministère
des Travaux Publics d’édifier un port de pêche sur ce littoral soulève plusieurs interrogations,
dont les suivantes :

1- Selon l’article 2 du décret 1284 du 7 août 1998 qui mentionne tous les ports de pêche et de
plaisance, il n’existe aucun port officiel, prévu ou existant, dans cette zone.

2- Dans le cas ou un port de pêche doit être créé à cet endroit, le permis de construire doit
être délivré par la Municipalité de Beyrouth, seule autorité habilitée à octroyer des permis,
selon la loi des Municipalités du 30 juin 1977 (décret 118).

3- Ce bord de mer, classé région 9 du système de zoning, est de toute façon déclaré Non
Edifiante, selon le décret 6285 du 11 septembre 1954 qui mentionne «sont interdits dans
cette zone tous travaux, de quelque nature que ce soit». Les cartes d’urbanisme indiquent
que la dite zone 9 s’étend de Ain Mreisseh jusqu’à Manara. Aucune autorité, (ministère ou
municipalité) n’est donc habilitée à y autoriser des travaux.

4- Il est permis de s’interroger sur la nécessité d’édifier un nouveau port, étant donné que le
port de pêche qui existe actuellement à 400 m de distance des travaux, devrait suffire aux
besoins des quelques pêcheurs de Ras Beyrouth.

5- Cette côte rocheuse unique dans son genre, fait partie du patrimoine naturel de la ville et
contribue à sa beauté. Si les « 15 cabines pour pêcheurs » prévues sont effectivement
construites, la vue de la mer sera définitivement fermée aux promeneurs et aux riverains
de la Capitale.

Pour les raisons susmentionnées, l’APSAD réclame l’arrêt des travaux de destruction et la restauration de ces rochers qui font le charme et la particularité du littoral de Beyrouth, déjà asphyxiée par le béton et les constructions anarchiques.

Association APSAD

 
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