L’association TERRE Liban, présidée par Paul Abi Rached, lance une nouvelle opération : « Geai des chênes » . Son objectif : reboiser les forêts incendiées sans avoir besoin de financement. Explications:
Plus de cinquante enfants accompagnés de leurs parents ont répondu à l’appel de TERRE Liban et se sont rassemblés dans la forêt de Baabda, seule forêt naturelle proche de Beyrouth. En famille, ils sont partis à la découverte de cette forêt qui s’étend sur près de 110 000 mètres carrés. Plus d’une dizaine d’espèces d’arbres et d’arbustes sauvages, typiques de la région méditerranéenne, poussent dans la forêt de Baabda : pin, chêne, pistachier, caroubier, aliboufier, arbousier, sumac, myrte, calicotum… Ils ont appris à les identifier. Puis, tout comme le geai des chênes, ils ont cueilli les fruits de ces arbres.
Le geai des chênes, gardien des forêts
Le geai des
chênes est un oiseau qui vit au Liban. Il est très friand de glands de
chênes. Il les ramasse en automne. Il les sélectionne en fonction de
leur maturité et de leur taille tout en veillant à ce qu'ils soient
exempts de parasites. Il transporte, dans une poche sous son bec, 3 à 4
glands, puis les enfouit dans le sol pour constituer ses réserves de
l’hiver. Chaque geai des chênes disperse plus d'un millier de glands
chaque année. Il en mange une partie et en oublie une autre qui pourra
germer et croître. Cet oiseau participe ainsi au reboisement des forêts.
Planter les graines
«Après
les premières pluies, explique Paul, les graines collectées seront
plantées dans les forêts qui ont été incendiées au cours du mois
dernier. Ainsi, on pourra reboiser les forêts sans argent ! » L’intérêt
de cette méthode est de pouvoir planter des graines dans des régions
difficilement accessibles. Il suffit de creuser un trou qui a deux fois
la taille de la graine. Une opération facilement réalisable par chacun
de nous dans toutes les régions du Liban.
L’association TERRE Liban, présidée par Paul Abi Rached, lance une nouvelle opération : « Geai des chênes » . Son objectif : reboiser les forêts incendiées sans avoir besoin de financement. Explications:
Plus de cinquante enfants accompagnés de leurs parents ont répondu à l’appel de TERRE Liban et se sont rassemblés dans la forêt de Baabda, seule forêt naturelle proche de Beyrouth. En famille, ils sont partis à la découverte de cette forêt qui s’étend sur près de 110 000 mètres carrés. Plus d’une dizaine d’espèces d’arbres et d’arbustes sauvages, typiques de la région méditerranéenne, poussent dans la forêt de Baabda : pin, chêne, pistachier, caroubier, aliboufier, arbousier, sumac, myrte, calicotum… Ils ont appris à les identifier. Puis, tout comme le geai des chênes, ils ont cueilli les fruits de ces arbres.
Le quotidien libanais d'expression
française
Jeudi 08 novembre 2007 | 5:00 | Beyrouth
ENVIRONNEMENT
- Une idée lancée par TERRE-Liban pour reboiser « efficacement et à
moindres frais »
Planter des graines au
lieu d’arbres élevés en pépinière, une idée simple et qui ne coûte rien
Reboiser les terrains ravagés, c’est aider la nature à se régénérer. Alors
pourquoi ne pas imiter la nature dans de pareilles opérations ? À un moment
où les initiatives de reboisement se multiplient à l’issue des incendies qui
ont ravagé les montagnes libanaises cette saison, et à une époque où les
collectes de fonds sont censées accompagner de tels efforts, une association
propose une idée surprenante de simplicité et qui ne coûte pas un
sou : celle de planter des graines au lieu d’arbres élevés en pépinière, à
la manière… d’un oiseau.